Il y a des clients difficiles, pénibles, et certains atteignent des sommets de harcèlement.
Au point qu’il y a maintenant de nombreuses années j’ai fait ce qu’on appelle aujourd’hui un burn-out, ou « épuisement professionnel ».
A cette lointaine époque, et c’est encore parfois vrai aujourd’hui, l’aspect financier prenait naturellement le pas sur la santé des salariés.
Ma hiérarchie avait donc décrété que c’était dû à mon incompétence et que j’avais honteusement abandonné le client.
Mes collègues ne m’avaient d’ailleurs pas plus soutenu que ma hiérarchie, me reprochant même de revenir à mon poste (alors qu’ils me savaient que mon ancienneté ne me permettait pas de faire autrement).
De l’eau a tellement coulé sous les ponts, que ce client ayant à nouveau besoin de ressources, mon CV a été ressorti du formol.
Je suis redevenu bankable, d’autant plus que mon salaire n’ayant pas évolué sur l’intervalle, contrairement à la facturation, je n’en serai que plus rentable pour alimenter les primes de mes chers leaders.
Le client n’a pas changé depuis mon dernier passage, au point d’envoyer des collègues en longue maladie et de subir une enquête en bonne et due forme.
Un point positif cependant : il s’agit d’un client si conservateur qu’aucune évolution n’a eu lieu depuis 15 ans, et que je retrouverai donc les mêmes mauvaises habitudes et logiciels obsolètes.