Les niveau des salaires en France donne lieu à des débats sans fin, chacun pensant que celui qui est bien payé, c'est l'autre.
Pour mettre tout le monde d'accord, l'observatoire des inégalités a mis un site sur lequel il est possible de savoir où chacun se situe précisément sur l'échelle des salaires.
La page donne le pourcentage de personnes qui gagnent moins qu'un salaire donné.
Ça se passe ici : http://www.inegalites.fr/spip.php?page=salaire
NB : les données sont celles des secteurs privé et parapublic pour l'année 2008
A titre d'information, dans la fonction publique d'état, en 2007 :
10% des agents gagnent moins de 1429 euros, contre 33% dans le privé.
90% gagnent moins de 3223 euros, contre 89% dans le privé.
Source INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1257
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humeur
Les citations qui suivent sont authentiques, et montrent à quel point le niveau monte chez les recruteurs, mais aussi le respect des candidats, d'après l'attention portée à la rédaction et la vérification de l'annonce.
Le titre : «Responsable paie et daminsitration du personnel ».
Le contenu : il faut maîtriser un « logicieil interne »...Et bien entendu « Tous les travaux d'administration du personne. ».
La diplôme ? Là aussi c'est la fête : « Bac+2 Minimum Coptabilité ».
Ils ajoutent qu'une formation complémentaire en RH serait un plus : heureusement, puisqu'il s'agit d'effectuer tous les travaux d'administration du personnel.
Oser publier un torchon pareil sur un site d'emploi destiné aux cadres laisse pensif quant à la réelle volonté de recruter, et surtout quant à la considération pour les postulants.
Mais ce n'est que le début : avec tant de candidats potentiels, et leur nombre toujours croissant, il y en aura toujours un pour accepter.
Le titre : «Responsable paie et daminsitration du personnel ».
Le contenu : il faut maîtriser un « logicieil interne »...Et bien entendu « Tous les travaux d'administration du personne. ».
La diplôme ? Là aussi c'est la fête : « Bac+2 Minimum Coptabilité ».
Ils ajoutent qu'une formation complémentaire en RH serait un plus : heureusement, puisqu'il s'agit d'effectuer tous les travaux d'administration du personnel.
Oser publier un torchon pareil sur un site d'emploi destiné aux cadres laisse pensif quant à la réelle volonté de recruter, et surtout quant à la considération pour les postulants.
Mais ce n'est que le début : avec tant de candidats potentiels, et leur nombre toujours croissant, il y en aura toujours un pour accepter.
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des offres
Voilà que ça les reprend, la saison du blaireau, toujours aussi cons.
Cette fois, c'est Sandrine (1) qui m'écrit, pour me proposer encore un des ces improbables postes à l'autre bout de nulle part.
Tellement nulle part qu'elle a oublié de préciser le lieu, c'est dire sa compétence, son respect des destinataires, et le soin apporté aux vérifications.
Elle a lu mon CV avec attention, elle sait que je ne peux qu'être intéressé, après 15 ans d'expérience, par un poste de débutant pour programmer en Cobol.
Le sommet du délire, c'est le salaire : même comme chef de projet, pas une SSII ne donnerait autant, c'est juste pour remplir du mail ; le chiffre donné, personne ne l'aura.
Quant à la pérennité du poste, je vous laisse juger : la durée de la mission est de 2 mois.
En résumé : un poste précaire et sans intérêt, dans un endroit inconnu, pour un salaire illusoire.
Je lui propose donc une autre rédaction de son annonce moisie : « Cherche crétin acceptant de rêver à un salaire qu'il n'aura pas, dans un bled pourri, pour faire un taf sans intérêt, et tout ça au grand maximum pour 2 mois ».
A défaut d'attirer le pigeon, ça aurait au moins le mérite d'être honnête.
(1) Par respect pour ses compétences, le prénom de la demeurée n'a pas été changé
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humeur
Suite à la consultation de mon CV sur un site web (« je ne sais plus lequel, peut-être l'APEC, ou monster, ou un autre... » m'ont-ils dit), je me suis à nouveau rendu à un entretien.
Les locaux de cette société sont perdus au milieu d'autres locaux d'autres sociétés, avec une particularité régionale : des milliers de bureaux, mais les places de parking se limitent à quelques dizaines.
D'autant plus stupide qu'il y a largement la place d'en faire plus, mais surtout qu'il n'y a absolument aucun moyen de s'y rendre en transport en commun.
Une belle galère avant même de commencer...
Une fois dans leurs locaux, j'ai compris de quoi il retournait vraiment : une usine à entretiens.
Nous étions 5 convoqués à la même heure et dans les mêmes lieux, chacun étant ensuite reçu par un « consultant en recrutement », et dans mon cas un débutant qui ne sait pas trop comment s'y prendre.
Comme il ne sait pas, il commence par me présenter sa société dont il me fait une hagiographie en règle, et ça dure, ça dure...
Plus de 20 minutes de moulin à paroles sur les avantages, la proximité, la reconnaissance, le partage, toutes ces calembredaines entendues partout et pratiquées nulle part.
Ce long discours m'a laissé le temps de préparer ma défense : « une SSII n'est pas une entreprise, c'est une boîte d'intérim déguisée dans laquelle la réussite n'est en aucun cas liée à la qualité du travail fourni ».
Mais finalement je ne l'ai pas dit, il faut laisser les jeunes à leurs illusions, j'ai patiemment attendu le moment ou viendrait les mots qui fâchent : c'est soit l'âge, soit le salaire.
J'ai eu droit aux deux, je ne suis plus très jeune, pas contre je coûte déjà trop cher. Avec pour précision : « c'est normal, en intérim, avec les primes, vous étiez mieux payé ». A quoi j'ai répondu que le salaire que je lui demandais est de 10% inférieur, sans les primes (1), à celui qui m'est versé depuis plus de 4 ans.
Peut-être aurais-je du lui proposer de contacter les entreprises pour lesquelles j'ai travaillé, et les prévenir que je suis un dangereux escroc qui les a spoliées par une rémunération sans rapport avec la réalité de ses compétences.
Peu importe, un entretien de plus, c'est surtout un entretien de moins à passer.
Les locaux de cette société sont perdus au milieu d'autres locaux d'autres sociétés, avec une particularité régionale : des milliers de bureaux, mais les places de parking se limitent à quelques dizaines.
D'autant plus stupide qu'il y a largement la place d'en faire plus, mais surtout qu'il n'y a absolument aucun moyen de s'y rendre en transport en commun.
Une belle galère avant même de commencer...
Une fois dans leurs locaux, j'ai compris de quoi il retournait vraiment : une usine à entretiens.
Nous étions 5 convoqués à la même heure et dans les mêmes lieux, chacun étant ensuite reçu par un « consultant en recrutement », et dans mon cas un débutant qui ne sait pas trop comment s'y prendre.
Comme il ne sait pas, il commence par me présenter sa société dont il me fait une hagiographie en règle, et ça dure, ça dure...
Plus de 20 minutes de moulin à paroles sur les avantages, la proximité, la reconnaissance, le partage, toutes ces calembredaines entendues partout et pratiquées nulle part.
Ce long discours m'a laissé le temps de préparer ma défense : « une SSII n'est pas une entreprise, c'est une boîte d'intérim déguisée dans laquelle la réussite n'est en aucun cas liée à la qualité du travail fourni ».
Mais finalement je ne l'ai pas dit, il faut laisser les jeunes à leurs illusions, j'ai patiemment attendu le moment ou viendrait les mots qui fâchent : c'est soit l'âge, soit le salaire.
J'ai eu droit aux deux, je ne suis plus très jeune, pas contre je coûte déjà trop cher. Avec pour précision : « c'est normal, en intérim, avec les primes, vous étiez mieux payé ». A quoi j'ai répondu que le salaire que je lui demandais est de 10% inférieur, sans les primes (1), à celui qui m'est versé depuis plus de 4 ans.
Peut-être aurais-je du lui proposer de contacter les entreprises pour lesquelles j'ai travaillé, et les prévenir que je suis un dangereux escroc qui les a spoliées par une rémunération sans rapport avec la réalité de ses compétences.
Peu importe, un entretien de plus, c'est surtout un entretien de moins à passer.
(1) Pourquoi « les primes » ? Il n'y a en qu'une, dite de précarité, qui représente 10% des rémunérations versées, et qui couvre la période de carence des ASSEDIC...Le reste, ce sont les congés payés acquis, ce qui n'a rien d'une prime.
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