ILIAD l'eau dans le gaz ! Tous SEB bruits de récession, SAFRAN le roussi ! Le bout de l'EUROTUNNEL est-il après le CARREFOUR ? NIKKEI le CAC40 ?

Il faudrait lire dans le ZODIAC ou être un MANITOU.

ALTEN un peu, ESSILOR montait encore ? AXA fait peur une TELEPERFORMANCE ! Un seuil MEETIC !

Ce serait LEGRAND CASINO, les guichets pris DASSAULT, un succès TOTAL, des bénéfices HI-MEDIA. Payés RUBIS sur l'ongle, les traders BOIRON du BOURBON.
SANOFI une belle jambe !

En attendant, IMERYS l'épiderme et me font SUEZ, pas un ALSTOM de bonne foi. ESSO autres de payer ? DEXIA une crise, ICADE tout pour eux, de quoi on EULER

D'ACCOR, HAVAS écrouler encore, ça AREVA chaque fois, FAURECIA attendre.

Mais il faut VALEO boulot, attaché à THALES, ERAMET pour s'en sortir.

Gardez votre NRJ : WENDEL vos actions, allez au CLUB MED, et tenez-vous PPR.

Après avoir répondu à l'offre raisonnable pour laquelle je n'avais pas les compétences et qui proposait un salaire trop bas, j'ai quand même eu droit à une invitation pour un entretien, auquel je suis allé, n'ayant rien de mieux à faire, sinon satisfaire mon conseiller pôle -emploi par des actions « positives » de recherche.

La taille des locaux dans lesquels j'ai été reçu, qui se limitent à deux petits bureaux dans un immeuble vieillot, comme la présence de 4 ou 5 « chargés de recrutement » (1) pendus au téléphone, m'ont rassuré quant au sérieux de la société.

La présentation qui m'en a été faite par la responsable des lieux, et certainement la seule salariée, ne laisse aucune place au doute : il s'agit d'une SSII qui fait aussi dans la vente de pipeaux.

Comme à l'accoutumé, il y aurait une hypothétique mission, en parfaite adéquation avec mon CV, mais pour laquelle il va être difficile d'obtenir une réponse dans la semaine, parce que vous comprenez « en ce moment, les gens sont en vacances, d'ailleurs je pars en congés dès demain ».

En clair : déjà qu'ici nous n'arrivons pas à placer les jeunes sur des postes dignes de ce nom, n'allez-pas vous imaginer que nous en avons pour des vieux comme vous.

J'ai quand même fait ma BA en passant cet entretien : à chaque jour suffit sa peine.

(1) Des stagiaires qui passent leur journée à chercher des CV et à laisser des messages sur tous les téléphones qu'ils arrivent à joindre

Le pôle emploi, c'est plus fort que toi, et c'est même plus fort que la réalité : j'ai reçu aujourd'hui un email m'indiquant que suite à mon entretien de suivi d'hier, je vais être convoqué pour un nouvel entretien en septembre.

Admirons d'abord la vitesse d'exécution : entretien hier, courrier aujourd'hui (courrier électronique, certes, mais courrier quand même).

Notons aussi l'imagination fertile : je n'ai eu aucun entretien avec le pôle emploi depuis mai.

Donc, soit j'y suis allé tout en restant chez moi et sans m'en rendre compte, j'aurais donc un don d'ubiquité, soit je vais pouvoir me rendre dès aujourd'hui à l'entretien d'hier, mais c'est impossible.

En effet, une équipe de chercheurs de Hong-Kong (1) dit avoir démontré l'impossibilité du voyage dans le temps, ce qui ne pourra que consterner les adeptes de la procrastination.

Une autre explication, bien plus vraisemblable, est qu'un salarié très avisé (2), remplit les comptes-rendus d'entretien sans les candidats, et il a bien raison, parce qu'en août, il est peu probable  de trouver des offres d'emploi raisonnables à proposer à des  gens disponibles.


(1) http://www.physnews.com/physics-news/cluster171609531/
(2) Qui connaît l'état du marché dans l'informatique pour les séniors

Un mail du pôle emploi, envoyé automatiquement, me signale une offre « susceptible de me convenir ».

Je suis invité à y répondre dans les meilleurs délais, sinon, je risque la radiation, afin d'améliorer les statistiques.

L'offre en question ne correspond que de très loin à mes compétences puisqu'il s'agit d'un poste de développeur (pas d'autre précision, ce qui en dit long sur la compétence du rédacteur de l'annonce (1) ), donc de débutant (et il y a belle lurette que personne d'embauche des quadragénaires sur ces postes, déjà que passé 30 ans on est un sénior...).

Il faut aussi une expérience d'au moins 3 ans et un diplôme de bac+2 à bac+5.

Quant au salaire proposé, la fourchette va de  1600 (soit le minimum conventionnel) à 2250 euros bruts (2).

Le haut de la fourchette correspond à mon salaire de 2002, et arrive tout juste au niveau de mes allocations.

Si j'étais embauché sur ce poste (et je pourrais y être contraint, puisqu'il s'agirait d'une offre raisonnable), je me retrouverais sur un poste de débutant, payé comme il y a dix ans, et perdant de l'argent puisque j'aurais à engager des frais pour me rendre au travail.
Mais j'aurais aidé à améliorer les statistiques (surtout celles, très officielles, de l'emploi, pour le reste, je ne ferais que travailler plus pour gagner moins)

Comme je l'avais déjà écrit, ces offres raisonnables permettent à une entreprise d'embaucher à vil prix, puisqu'il suffit d'une période de chômage de 6 mois pour être obligé d'accepter un poste au niveau de ses allocations (et je suis convaincu que des recruteurs s'en réjouissent déjà).

Paradoxalement, les « experts » continuent de se répandre en imbécillités dans les médias à propos de la pénurie de candidats dans l'informatique.

Il existe pourtant une évidence : quand il y a pénurie, les prix montent (3). Or, les salaires dans l'informatique stagnent depuis des années.

En attendant, j'attends.

(1) Je ne suis pas dupe, il n'y a évidemment aucune réelle intention de recruter avec ce type d'annonce : il s'agit, au mieux, de récupérer des CV, pour le pire,à vous de voir
(2) 1250 à 1700 euros nets.
(3) Et ça, même l'auteur dont je parle dans l'article précédent en conviendrait